Echecs ou succès
Lettre Mensuelle décembre 2006
Bonjour Amis de l’Acupuncture,
Oui, je sais, j’ai failli écrire la Lettre de décembre au mois de janvier. Mais des voyages lointains ainsi que les turbulences habituelles du mois de décembre ont mangé mon temps et retardé son organisation. Cela ne m’empêche pas de vous souhaiter une année 2007 ensoleillée à tous points de vue.
J’hésite devant mon écran : quel sujet aborder aujourd’hui ? L’envie surgit soudain de parler d’échecs en acupuncture. Je concède volontiers que ce n’est pas très constructif, et pourtant c’est réaliste et nécessaire pour brider les enthousiasmes trop délirants. Ne mentionner que les succès serait faire preuve de satisfaction exagérée. Néanmoins les deux groupes (ainsi que leurs nuances intermédiaires) suscitent parfois l’étonnement par leur aspect imprévu. Là où le praticien pensait se trouver devant un patient présentant un profil pathologique relevant d’un traitement par acupuncture avec de grandes chances de réussite aucun progrès n’est constaté après plisieurs séances, même chez les patients ouverts, bien disposés et confiants. Par contre le praticien est consulté parfois par des personnes souffrant d’une maladie qui est loin de faire partie des listes d’indications de l’acupuncture. Par acquis de conscience il propose un « essai » limité dans le temps et dans le nombre de séances, presque persuadé qu’il court au devant d’un échec. Et pourtant c’est le contraire qui arrive ! Le patient est ravi, le praticien aussi (et perplexe bien sûr).
C’est pourquoi il ne faut jamais promettre la lune aux patients, ni garantir la guérison. Il ne faut pas non plus être toujours pessimiste et décourager ceux qui viennent consulter. Il faut montrer en même temps un savant équilibre d’intérêt, de détermination, de volonté d’essayer et de possibilité de réussite (côté positif), et une sage prudence dans les propos pour ne pas décevoir ceux qui viennent demander une solution à leurs problèmes de santé. Cette navigation dans l’expression du pronostic est délicate et nécessite beaucoup de nuances dans le discours tenu. Le patient sera reconnaissant de l’honnêteté montrée par le praticien.
Mais il y a un risque que le patient se décourage trop tôt, démoralisé malgré les précautions prises par la prudence affichée dans les propos du praticien qu’il a pris à tort pour l’annonce d’un échec. Aussi faut-il soutenir le moral à chaque séance, être attentif aux manifestations de doute, réaffirmer qu’il y a des chances de résultat positif, souligner que les progrès ne se font pas toujours d’une façon linéaire mais parfois avec des hauts et des bas. Expliquer, raconter, préciser, rassurer. Il n’existe pas de formule idéale, car cela dépend de la pathologie, du profil psychologique, de l’histoire, de l’âge et de l’ancienneté, des médicaments pris, de la constitution, ainsi que du praticien lui-même.
En conséquence les échecs peuvent prendre des formes multiples. L’abandon après la première séance ou le découragement trop rapide, la trop grande sensibilité aux aiguilles, le manque de compréhension de ce que le praticien essaye d’obtenir ou les exigences trop élevées du patient, le manque de persévérance ou la diversion vers d’autres formes de traitement sous les conseils de l’entourage Le manque d’attention de la part du praticien (pour des raisons parfois valables et compréhensibles) ressenti par le patient d’une manière négative. L’insuffisance de la communication, qu’elle soit en quantité ou en qualité, ce qui rend la relation rigide et froide au lieu d’être souple et chaleureuse. Il faut penser également aux incompatibilités, à l’opposition des personnalités, aux impatiences mutuelles.
De vous raconter cela me déprime en ces jours de traditions qui se veulent joyeux. Aussi vais-je terminer par une histoire :
« Un prêtre taoïste, qui traversait le cimetière du palais d’un prince, fut attaqué par une armée d’esprits malins, dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Il obtint enfin l’aide d’un passant, qui l’accompagna ensuite jusque chez lui. Le prêtre dit alors à son sauveur :
Je vous suis profondément reconnaissant pour m’avoir sauvé, mais je n’ai hélas pas les moyens de vous récompenser. Voici cependant une amulette qui vous gardera très efficacement contre les esprits malins. Veuillez l’accepter avec ma gratitude »
Bonne journée, Amis de l’Acupuncture, et au mois prochain,
François Beyens
N’hésitez pas : visitez le site : http://www.acupuncture-plus.org/
Et le blog : http://uneminedinformationssurlacupuncture.blogspot.com/
Apprenez à me connaître, ayez envie d’en savoir plus, commandez le Tome I, le Tome II, ou les deux (avec un cadeau à la clef) ou contactez-moi pour plus de renseignements.
Et si vous habitez au Canada allez sur le site:
http://www.trafford.com/4dcgi/view-item?item=11523&22063826-22657aaa
Bonjour Amis de l’Acupuncture,
Oui, je sais, j’ai failli écrire la Lettre de décembre au mois de janvier. Mais des voyages lointains ainsi que les turbulences habituelles du mois de décembre ont mangé mon temps et retardé son organisation. Cela ne m’empêche pas de vous souhaiter une année 2007 ensoleillée à tous points de vue.
J’hésite devant mon écran : quel sujet aborder aujourd’hui ? L’envie surgit soudain de parler d’échecs en acupuncture. Je concède volontiers que ce n’est pas très constructif, et pourtant c’est réaliste et nécessaire pour brider les enthousiasmes trop délirants. Ne mentionner que les succès serait faire preuve de satisfaction exagérée. Néanmoins les deux groupes (ainsi que leurs nuances intermédiaires) suscitent parfois l’étonnement par leur aspect imprévu. Là où le praticien pensait se trouver devant un patient présentant un profil pathologique relevant d’un traitement par acupuncture avec de grandes chances de réussite aucun progrès n’est constaté après plisieurs séances, même chez les patients ouverts, bien disposés et confiants. Par contre le praticien est consulté parfois par des personnes souffrant d’une maladie qui est loin de faire partie des listes d’indications de l’acupuncture. Par acquis de conscience il propose un « essai » limité dans le temps et dans le nombre de séances, presque persuadé qu’il court au devant d’un échec. Et pourtant c’est le contraire qui arrive ! Le patient est ravi, le praticien aussi (et perplexe bien sûr).
C’est pourquoi il ne faut jamais promettre la lune aux patients, ni garantir la guérison. Il ne faut pas non plus être toujours pessimiste et décourager ceux qui viennent consulter. Il faut montrer en même temps un savant équilibre d’intérêt, de détermination, de volonté d’essayer et de possibilité de réussite (côté positif), et une sage prudence dans les propos pour ne pas décevoir ceux qui viennent demander une solution à leurs problèmes de santé. Cette navigation dans l’expression du pronostic est délicate et nécessite beaucoup de nuances dans le discours tenu. Le patient sera reconnaissant de l’honnêteté montrée par le praticien.
Mais il y a un risque que le patient se décourage trop tôt, démoralisé malgré les précautions prises par la prudence affichée dans les propos du praticien qu’il a pris à tort pour l’annonce d’un échec. Aussi faut-il soutenir le moral à chaque séance, être attentif aux manifestations de doute, réaffirmer qu’il y a des chances de résultat positif, souligner que les progrès ne se font pas toujours d’une façon linéaire mais parfois avec des hauts et des bas. Expliquer, raconter, préciser, rassurer. Il n’existe pas de formule idéale, car cela dépend de la pathologie, du profil psychologique, de l’histoire, de l’âge et de l’ancienneté, des médicaments pris, de la constitution, ainsi que du praticien lui-même.
En conséquence les échecs peuvent prendre des formes multiples. L’abandon après la première séance ou le découragement trop rapide, la trop grande sensibilité aux aiguilles, le manque de compréhension de ce que le praticien essaye d’obtenir ou les exigences trop élevées du patient, le manque de persévérance ou la diversion vers d’autres formes de traitement sous les conseils de l’entourage Le manque d’attention de la part du praticien (pour des raisons parfois valables et compréhensibles) ressenti par le patient d’une manière négative. L’insuffisance de la communication, qu’elle soit en quantité ou en qualité, ce qui rend la relation rigide et froide au lieu d’être souple et chaleureuse. Il faut penser également aux incompatibilités, à l’opposition des personnalités, aux impatiences mutuelles.
De vous raconter cela me déprime en ces jours de traditions qui se veulent joyeux. Aussi vais-je terminer par une histoire :
« Un prêtre taoïste, qui traversait le cimetière du palais d’un prince, fut attaqué par une armée d’esprits malins, dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Il obtint enfin l’aide d’un passant, qui l’accompagna ensuite jusque chez lui. Le prêtre dit alors à son sauveur :
Je vous suis profondément reconnaissant pour m’avoir sauvé, mais je n’ai hélas pas les moyens de vous récompenser. Voici cependant une amulette qui vous gardera très efficacement contre les esprits malins. Veuillez l’accepter avec ma gratitude »
Bonne journée, Amis de l’Acupuncture, et au mois prochain,
François Beyens
N’hésitez pas : visitez le site : http://www.acupuncture-plus.org/
Et le blog : http://uneminedinformationssurlacupuncture.blogspot.com/
Apprenez à me connaître, ayez envie d’en savoir plus, commandez le Tome I, le Tome II, ou les deux (avec un cadeau à la clef) ou contactez-moi pour plus de renseignements.
Et si vous habitez au Canada allez sur le site:
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1 Comments:
It's a great thing that acupuncture can increase fertility, strengthen the body, prevent disease, manage pain, calm the mind, enhance health, assist in sports performance, facilitate addiction recovery, and improve longevity.
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